lundi 31 mars 2008

Les fameux sondages

Première nouvelle ce matin: les Québécois sont sensibles aux changements climatiques! HAHA faites moi rire. Comment voulez vous arriver à cette conclusion lorsque l'analyse est basée sur un sondage qui demande si les Québécois sont prêt à abandonner les sacs de plastique. Le problème avec cette méthode est vieux comme le monde: Les gens n'ont pas le même comportement lorsqu'ils répondent à un sondage. Il est facile de dire: Je suis prêt à abandonner le sac en plastique et à prendre le transport en commun. Par contre, mettre en application ses actions, c'est une autre paire de manches. Il suffit de regarder les statistiques sur le recyclage pour se rendre compte que les Québécois ne recycle pas plus que les autres. Il ne sont pas ''meilleur'' pour contrer le réchauffement climatique.

Il faut faire très attention à la méthodologie des sondages et il ne faut surtout pas tirer la conclusion que la volonté des Québécois amènera les actions appropriées pour contrer le réchauffement climatique. Les gens sont beaucoup plus sensibles à des variations de prix qu'aux campagnes de sensibilisation faites par le gouvernement. Je ne peux pas croire que des journalistes nous font à croire que les Québécois sont maintenant prêt à changer leur comportement pour contrer les changements climatiques simplement parce qu'ils sont sensibilisés. Si les automobilistes utilisent d'avantage le transport en commun, c'est que l'augmentation du prix de l'essence a incité à le faire. Autrement, les gens vont adopter un comportement de ''free-riding''.

L'environement est le meilleur exemple d'un bien public qui donne lieu à ce type de comportement. Un bien public est un bien dont personne peut être exclue de sa consommation et la consommation de l'un, n'empêche pas la consommation de l'autre. Les gens ont tous intérêt à garder l'environnement sain et pourtant, peu de gens vont adopter un comportement approprié. Le free-riding provient des gens qui profitent du bien public sans en payer le prix. Pour revenir au réchauffement climatique, les gens ne sont pas prêt de délaisser leur auto même si cela pourrait aider à prévenir ce réchauffement. Pour contrer ce problème, il faudrait établir un droit de propriété sur l'environnement. Imaginez que l'environnement appartient à votre voisin. Pour le polluer avec votre automobile, il est clair que celui-ci vous chargerait un prix dont vous seriez sensible. Avec un prix qui représente le véritable coût de polluer, vous adopterez un comportement approprié et par conséquent, le free-riding sera évité. Le principal problème en environnement c'est que ce n'est pas toujours possible d'établir des droits de propriété. Les gens utilisent donc l'environnement à leur guise sans être conscient des conséquences de leurs actions. Même si les Québécois se disent plus sensible à l'environnement et aux réchauffements climatiques, peu vont changer leurs comportements si le prix de polluer demeure le même.

vendredi 28 mars 2008

Le libre-échange en Amérique, non négociable

Je viens tout juste de lire ce matin une nouvelle qui me convainc de ne pas supporter le point de vue économique des démocrates. Hillary Clinton menace de quitter l'ALENA, mais qu'elle connerie à mes yeux. Le libre-échange profite à tous s'il est bien appliqué. La bonne santé économique que l'Amérique du Nord a eu au cours des dernières années peut-être attribuable en bonne partie à l'ALENA. Si on prend le Canada, le taux de chômage n'a jamais été aussi bas en 30 ans malgré les difficultés du secteur manufacturier. Si l'on regarde ce qui se passait avant la crise du crédit aux États-Unis, on peut voir également de bon résultats économiques. L'argument anti libre-échange qui est le plus souvent avancé est que l'on perd nos emplois au profit de la Chine. En effet, il est possible que certains secteurs en souffre plus que d'autres mais l'important, c'est d'avoir une vision global de l'économie. Il faut regarder des indicateurs économiques qui prennent tous les secteurs en compte comme le taux de chômage et le taux d'activité. En regardant ces indices, on remarque que le libre-échange bénéficie grandement l'Amérique du Nord.

Le libre-échange nous permet également d'exporter nos produits à travers le monde. De gros marchés sont en éveil(Chine, Inde) et il est clair qu'avec le libre-échange les pays occidentaux profiterons de ces nouveaux consommateurs qui sont de plus en plus riches.

Les démocrates font une grave erreur en voulant renégocier l'ALENA. Il est déjà assez évident qu'il n'existe pas encore un VÉRITABLE libre-échange entre le Canada et les États-Unis. Imaginez si nous devions raffermir ce traité, ce serait de faire un pas en arrière alors que le monde continue d'avancer...