jeudi 24 avril 2008

Un manque de pétrole d'ici 2030?

Un jeune chercheur du Sanguenay vient de publier une étude concernant un possible manque de pétrole pour le Québec d'ici 2030. En fait, je ne crois pas qu'il puisse manquer de pétrole physiquement mais plutôt économiquement parlant. Je m'explique. Chaque produit possède un cycle économique. La première phase est celle de la croissance ou il se développe de nouvelles technologies et le prix du produit en question est à la baisse. Par la suite, le bien de consommation atteint un pic et puis vient un déclin. Supposons que le pétrole est rendu dans une phase de déclin. La diminution des réserves mondiales poussera le prix à la hausse et ainsi, de nouveaux produits alternatifs verront le jour. Les gens délaisseront le pétrole pour s'en tenir à une source d'énergie alternative comme l'électricité ou l'hydrogène. Il restera toujours du pétrole dans le sol de la terre. Par contre, celui-ci sera tellement dispendieux qu'il ne sera presque pu exploité. Ce fut le cas du charbon dans le passé. Bien sur, il pourrait en couter plus cher pour se déplacer avec ces nouvelles sources d'énergie. Par contre, il faut rester optimiste. Si la hausse de prix du pétrole se fait de façon modérer et sans grande crise, les agents économiques pourront s'adapter aux nouveaux produits alternatifs sans pour autant diminuer leur niveau de vie.

Il ne faut pas oublier qu'il existe encore beaucoup de réserves de pétrole qui ne sont pas encore exploiter parce qu'ils ne sont pas encore économiquement rentable. Une hausse du prix du pétrole rendra ces réserves rentable dans l'avenir. Ces nouvelles réserves laisserons le temps aux produits alternatifs de se développer. Je ne crois pas que l'on va retourner à l'époque des chevaux. Les constructeurs automobiles se préparent depuis longtemps à affronter une hausse du brut. Ils ont beaucoup d'incitatif à développer de nouveaux produits afin d'éviter une décroissance de leurs ventes. En fait, ces nouvelles technologie sont dans la première phase du cycle d'un produit. Leur prix risque de chuté encore puisque la technologie est en plein développement.

lundi 14 avril 2008

Le marché de l'emploi en Beauce

Les journaux de la beauce, entre 2002 et 2007, font état de 3000 pertes d'emploi dans le secteur manifacturier de la région. Ce constat semble être une catastrophe pour plusieurs. Mais est-ce vraiment le cas? Signalons tout d'abord qu'une grande part de ses pertes d'emploi proviennent essentiellement du ralentissement de l'économie américaine connue dernièrement. Ce phénomène, bien que réelle, n'est que temporaire. La santé du secteur manifacturier devrait se redresser lorsque l'économie américaine reprendra de la vigueur. Par contre, il est évident que plusieurs de ses emplois seront perdu à jamais.

Afin de ne pas tourner à la catastrophe cette transition de l'économie beauceronne, regardons quelques statistiques sur le marché de l'emploi. La part des emplois du secteur manifacturier dans chaudière-appalaches est passé de 27.7% en 2002 à 22% en 2007 ( Source: emploi-Québec, situation de l'emploi, Jan08). Pourtant, le taux de chômage est passé de 6.6% à 6% de 2002 à 2007.(http://www.stat.gouv.qc.ca/donstat/societe/march_travl_remnr/parnt_etudn_march_travl/pop_active/stat_reg/taux_chomage_reg.htm)

Le constat; les pertes d'emploi ont été largement compensées par les autres secteurs de l'économie. Si nous regardons de plus près les statistiques sur l'emploi, entre 2002 et 2007, il y a eu plus de 8000 emplois créer dans la région (http://www.stat.gouv.qc.ca/donstat/societe/march_travl_remnr/parnt_etudn_march_travl/pop_active/stat_reg/emploi_reg.htm).

Supposons que ce ne serait pas le cas et que le nombre total d'emploi aurait diminué. La baisse du taux de chômage serait alors expliqué par une diminution de travailleurs ( diminution souvent provoqué par une grande proportion de retraités). Dans les deux cas, rien nous dit que le marché du travail se détériore. Il subit simplement une transformation.

Le Québec entier subit une transformation de son économie. Bien souvent, les pertes d'emplois du secteur manifacturier sont remplacé par des emplois de qualités. Évitons de voir là une catastrophe et adaptons nous aux nouvelles réalités du marché.

mercredi 9 avril 2008

Une question de priorités

L'homme fait face à des milliers de problèmes à travers le monde. Nous avons qu'à nommer la maladie, la malnutrition, le manque d'eau etc. À regarder l'actualité qui ne parle que de réchauffement climatique, on dirait que tous les autres problèmes de l'humanité sont réglés. Tout le monde sait que c'est complètement faux. Encore aujourd'hui, des millions de personnes meurent par année de malnutrition et de maladies. Ces problèmes sont très souvent liés à la mauvaise allocation des ressources, un phénomène récurrent depuis que l'homme existe. Le positif dans tout ça, c'est que des solutions efficaces existent pour régler ces problèmes d'allocation. Il suffit d'établir les bonnes priorités lorsque vient le temps de régler un problème.

Il existe un principe simple pour évaluer la priorité dans les problèmes de l'humanité. Il suffit de calculer le bénéfice gagné pour chaque dollar investi dans la solution. Si nous appliquons cette analyse coût-bénéfice aux problèmes auxquelles l'homme fait face, l'une des premières priorités serait de régler le cas de la malaria. Selon des estimations de Jeffrey Sachs, pour 3 millards de dollars, la maladie pourrait être contrôlée, ce qui permettrait de sauver beaucoup de vie. En effet, il y aurait un énorme bénéfice suite à un contrôle de cette maladie. Avec ce raisonnement, la malnutrition serait également dans les premières priorités du monde puisque ce problème est simplement une mauvaise allocation des ressources. Ces problèmes doivent être les priorités des dirigeants puisqu'en effectuant une analyse coût-bénéfice, des solutions existent avec une bonne efficacité. Ce n'est pas le cas du réchauffement planétaire. En effet, en établissant une liste de priorités, le problème du réchauffement climatique se retrouve en tout dernier puisqu'il est très coûteux et peu efficace de régler ce problème ( si problème il y a).

(Source: http://en.wikipedia.org/wiki/Malaria#Prevention_and_disease_control, http://www.ted.com/index.php/talks/view/id/62)

P.S. La deuxième source est une conférence faite par un économiste qui résume bien l'importance des priorités des problèmes à régler

lundi 7 avril 2008

Réduction du trafic sur le net

De toutes nouvelles politiques de restriction du trafic sur internet viennent d'être permise à Bell afin de limiter la consommation internet durant les heures de pointe. Puisque plusieurs fournisseurs utilisent le réseau de Bell, ceux-ci seront donc contraint à leur tour. Au Québec et même au Canada, Bell a presque un monopole complet du réseau de distribution d'internet et doit donc se soumettre à une réglementation du gouvernement. Mais dite moi donc ce que fait le gouvernement de permettre à Bell une telle mesure alors que nos voisins du sud possède des bandes passantes à bien meilleur prix et sans aucune limite de téléchargement!? Le gouvernement devrait empêcher cette restriction, ce qui avantagerait la concurrence entre les fournisseurs indépendant qui utilise le réseau de Bell.

Je suis vraiment tanné que l'on limite la consommation d'internet par la restriction de la vitesse ou la limite de téléchargment ( Comme c'est le cas pour Vidéotron). On doit trouver des moyens pour favoriser une meilleure concurrence entre ces différents fournisseurs afin d'obtenir le meilleur service possible. C'est le message à lancer.

jeudi 3 avril 2008

Des ressources naturelles prometteuses

Une découverte surprenante a fait la une ce matin dans lapresseaffaires.com . Avec un prix de 10$ par 1000 pieds cubes, la région du St-Laurent pourrait bien être assis sur des réserves de gaz naturel de plus de 40 milliards de dollars US. Ces réserves pourraient bien devenir les sables bitumineux du Québec s'ils sont confirmé par d'autres analyses. Ce gaz naturel est pour l'instant difficile à extraire à faible coût mais la technologie d'extraction fait des progrès. Avec une pression accrue sur le prix du gaz naturel, ces réserves risquent fort bien d'être rentable dans un avenir rapproché.

Sans trop le dire, le Québec a toujours été jaloux des Albertains et leur pétrole avec raison. Par contre, il ne faut pas oublier que le Québec possède beaucoup de ressources naturelles prometteuses comme l'hydroélectricité, les réserves de gaz naturel et l'eau. Pour l'instant, seul l'hydroélectricité est une vache à lait pour le gouvernement. Les recherches pour le gaz naturel doivent continuer avec ardeur pour en faire un jour une source de richesse. Pour ce qui est de l'eau, elle risque fort bien de devenir une ressource rare dans les prochaines années. Sachant que toute rareté peut se traduire par un prix, l'eau que possède le Québec a une valeur beaucoup plus élevée que l'on puisse en penser. Cette richesse du Québec devra être tôt ou tard discutée en espérant que le gouvernement ne s'écrase pas sous la pression morale, qui prône une gratuité de la ressource. Il est temps d'instaurer un prix afin d'envoyer aux consommateurs le bon signal comme quoi l'eau est abondante mais limitée et précieuse.

L'exploitation de ces ressources naturelles deviendra une grande source de richesse pour les Québécois. La clé du succès Québécois est peut-être dans notre sous-sol et sur nos terre depuis bien longtemps...

mercredi 2 avril 2008

Pas de nouveaux monopoles svp

Sous les pressions du syndicat des policiers de la SQ, le gouvernement Québécois veut changer le code de loi pour forcer les municipalités du Québec de moins de 100000 habitants à recourir aux services policiers provinciaux. Il est clair que ce syndicat agit dans son propre intérêt puisque présentement, la loi permet seulement que ce corps policier patrouille dans les villes de moins de 50000 habitants. Ils sont donc en train de perdre beaucoup de terrain au profit des policiers municipaux. Je n'ai rien contre le fait de laisser le choix au différente ville du Québec de faire appel à la SQ. Par contre, on ne doit pas mettre en place une loi qui restreint la liberté des villes pour agrandir le monopole de la SQ. Je crois que laisser une concurrence entre la police municipale et la Sureté du Québec ne fait que mieux nous servir en tant que citoyen. N'importe quelle ville qui n'est pas satisfait des services de la SQ devrait avoir le droit de se doter d'un service policier municipal et vice-versa . La concurrence pousserait les différents corps policiers à offrir le meilleur service possible aux citoyens.

Présentement, il demeure une injustice envers les citoyens des villes qui ont leur propre service de police. Ceux-ci payent deux fois pour leur sécurité. Premièrement par des taxes municipales, pour payer leur service policier et deuxièmement par des taxes provinciales, pour payer la SQ. Une augmentation des effectifs de la SQ ne ferait qu'aggraver ce problème.

mardi 1 avril 2008

Le mythe défait de Wal-Mart

Dans le National Post d'aujourd'hui, le mythe selon lequel Wal-Mart traite les gens comme du bétail vient d'être défait. Lors du désastre de Katrina en 2005, les camions de Wal-Mart ont été les premiers sur les lieux où les gens étaient réfugiés afin d'y apporter le support nécessaire. Ce bénévolat, qui a sauvé beaucoup de vies, a été résumé par Steven Horwitz, un économiste de l'Université de St-Lawrence à New York. En fait, tout cela ne contredit en rien la vison de la compagnie car Wal-Mart ne peut pas faire de profit avec une communauté qui n'est pas en santé. C'est une grave erreur de penser que le gouvernement est le mieux placé pour aider la communauté lors d'un désastre naturel. Une compagnie privée doit entretenir de bonnes relations avec la population si elle veut survive et vendre ses produits. Le gouvernement peut se permettre de gaspiller la richesse puisque qu'il est omniprésent et ne peut être remplacé. Une compagnie qui agirait comme un gouvernement ne pourrait pas survivre et serait vite mise de côté...

La nouvelle : http://www.nationalpost.com/most_popular/story.html?id=405747